Maïté Fleury et
Maryse Bontoux succèdent à Jean-Louis De Giovanni avec la volonté de changer
l'image du Secours Populaire et de recruter de nouveaux bénévoles
Changement
majeur au Secours populaire : le secrétaire général n'a pas rempilé. Un duo
prend les rênes avec de nouvelles envies.
Ce n'était plus un secret. Jean-Louis De
Giovanni l'avait annoncé à son équipe et dans nos colonnes il y a déjà
plusieurs semaines. Mais cette fois, c'est officiel. Depuis samedi, il n'est
plus secrétaire général de l'antenne quevillaise du Secours populaire français.
« Je n'ai jamais cru au cumul des mandats dans le temps », assène-t-il. Alors,
après quatorze ans de service, il fallait passer la main. C'est chose faite.
Et pour le remplacer, le bureau a choisi un ticket : Maryse Bontoux - seule
candidate en lice - qui se présentait avec Maïté Fleury, son adjointe. « Nous
avons voulu mélanger les générations, souligne la nouvelle secrétaire générale,
64 ans, en désignant le numéro 2 bientôt trentenaire. Pour nous, ce n'est pas
anodin. »
Changer l'image
Si elles saluent le travail de leur prédécesseur - « il a bossé comme un chef !
», juge Maryse -, les deux femmes souhaitent tout de même apporter leur vision
du Secours populaire : « Bien sûr, l'aide alimentaire reste indispensable, mais
nous sommes trop catalogués par ce dispositif, analyse la nouvelle responsable.
Nous devons changer d'image et accentuer le travail réalisé autour de la
culture, des vacances et des vêtements. Car le soutien que nous apportons aux
personnes en difficultés (environ 150 foyers quevillais cette année, N.D.L.R)
passe aussi par leur épanouissement personnel. »
Une certitude qu'elle base sur son vécu : en janvier 2006, alors qu'elle vient
grossir les rangs des bénévoles, Maryse met en place « avec des collègues » un
atelier d'alphabétisation : « Cela fait partie du travail d'insertion, nous
avons pu aider quinze personnes d'origine étrangère qui souhaitaient avoir plus
d'aisance en français », précise-t-elle.
La nouvelle équipe veut aussi mettre l'accent sur un problème récurrent : la
difficulté à trouver de nouveaux bénévoles.
Dans leur tâche, elles pourront tout de même compter sur le soutien de
Jean-Louis De Giovanni qui reste bénévole au sein de l'antenne quevillaise. Et
qui se présentera au poste de secrétaire départemental du Secours populaire à
la fin du mois : « Ce qui me permettra de faire plus de terrain »,
apprécie-t-il.
A. Q. (paru dans Paris Normandie du 5 octobre 2009)
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